Fleur de lys

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© Lacroix, 2007
Iris versicolor, devant les fenêtres de madame Emma, jardins de Lezarts (Quartier Centre-Sud)

On était habitué à considérer l’Iris versicolor, plante indigène apprivoisée, comme l’emblème floral de la province de Québec parce que sa fleur stylisée est semblable à la fleur-de-lis héraldique. Mais, ce n’est que récemment que le Gouvernement du Québec a officialisé l’iris versicolor comme fleur emblème du Québec par le projet de loi no 49, devenu la Loi sur le drapeau et les emblèmes du Québec, adopté le 28 octobre et sanctionné le 5 novembre 1999. Le catalogue de Bibliothèque et Archives Nationales du Québec s’appelle Iris.

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© Lacroix, 2007



Dépendance

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© Lacroix, 2007
Chaise de jardin et plante indigène, jardin de Lezarts (Quartier Centre-Sud)

Il y a de la lumière dans l’obscurité: ne voyez pas seulement l’obscurité. Il y a de l’obscurité dans la lumìère; ne voyez pas seulement la lumière. Lumière et obscurité s’opposent et dépandent l’une de l’autre comme la jambe droite de de la jambe gauche quand on marche.
— Shih-Tou Hsi-Chten



Gravité

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© Lacroix, 2007
Michel, l’arroseur de semis, jardin de Lezarts (Quartier Centre-sud)

Ne prenez pas la vie au sérieux.
Persone n’en sort vivant.
Traitez avec gravité les choses légères.
Traitez avec légèreté les choses graves.
— Anonyme



Oasis

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© Lacroix, 2007
Jardin de Lezarts (Quartier Centre-Sud)

Souvent, je ne fais que parcourir le jardin. Question de mieux le percevoir, de le voir réellement. La lumière n’est jamais pareille, mon état de réceptivité change aussi. Je me laisse aller. C’est une occasion de prendre du temps pour moi, de me laisser inspirer par cette oasis urbaine. C’est une forme de méditation où je peux ralentir et retrouver un peu de paix.



Mystère

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© Lacroix, 2007
Vieux masque emprunté à un voisin de Lezarts

Une photographie est intéressante si elle renferme une partie de mystère de la vie, des êtres et des choses.

Ce peut être l’intimité d’un endroit, d’une scène, comme une partie de bâtiment où simplement une porte ou une fenêtre suffit à créer une image. Ou encore, le fantastique d’un moment de paresse paisible dans l’après-midi dans un parc, à l’ombre sous les arbres, où le soleil joue dans les feuilles . Ou, l’aspect secret d’un objet inerte au quel l’éclairage ajoute un air de gravité.



Forme

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© Lacroix, 2007
Clous rouillés, jardin de Lezarts (Quartier Centre-Sud)

Sans forme, pas d’ombre
— Proverbe tibétain
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Au l’occasion de la corvée annuelle d’entretien du terrain et du jardin, d’énormes poutres de bois ont été déplacées. Pour des raisons de sécurité, de vieux clous ont dû être coupés. Je les ai posés sur une petite table qui meuble mon balcon et photographiés à la lumière du jour.

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© Lacroix, 2007



L’essence de la vue

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© Lacroix, 2007
Dans une ruelle du quartier Centre-Sud

Le texte, ci-dessous, de Sarah Ban Breathnach
est extrait de son livre Éloge de l’ordinaire publié par les Éditions du Roseau.

Je vois Dieu avec le même œil qu’Il me voit», notait Maître Eckhart, mystique allemand du XIIIe siècle. Cette affrmation nous semble simpliste à prime abord, mais elle révèle à qui s’y attarde un profond mystère. Chacune d’entre nous l’interprétera à sa façon. Ce qui vous apparaît évident peut très bien m’échapper. Habituellement, c’est le magma des demandes, des décisions et des dilemmes quotidiens qui nous empêche de voir clair ou de regarder où nous allons. Les lunettes, les verres de contact et même la chirurgie au laser ne sont alors d’aucune utilité. N’est-il pas déplorable que bon nombre de femmes vivent comme des aveugles, même si elles ont une vision parfaite ?

Selon une ancienne conception chinoise de l’univers, le yin et le yang – les énergies masculine et féminine, à la fois opposées et complémentaires – sous-tendent tous les aspects de notre vie : obscurité et lumière, chaleur et froid, peine et joie, carrière et foyer, intimité et solitude, Ciel et Terre.

Nos sens n’y échappent pas. La différence entre regarder et voir, par exemple, reflète les deux facettes de la vue : l’une est pratique, l’autre est passionnée ; l’une sert à la navigation, l’autre à la relation ; l’une juge, l’autre contemple. Parfois, cette dualité est si déroutante que nous finissons par souffrir de strabisme.

Heureusement, l’alchimie spirituelle de notre essensualité fusionne les aspects pratique et passionnel de notre vision. Le don de la vue est à ce point important que la première chose que Dieu demanda lors de la création du monde fut «Que la lumière soit ! », pour que nous puissions voir.

Dans un ouvrage exploratoire intitulé The Zen of Seeing : Seeing/Drawing as Meditation, l’artiste Frederick Franck nous invite à vivre chaque instant comme si nous voyions ce qui nous entoure pour la première fois. «Tout le monde croit savoir comment une pomme de laitue est faite. Essayez d’en dessiner une et vous vous rendrez compte que vous avez passé votre vie à voir des laitues sans vraiment en regarder une, sans avoir admiré leurs feuilles semi-translucides, leur forme, sans avoir noté ce qui distingue la laitue du chou frisé, par exemple. »

Franck se sert d’un crayon pour mieux voir. Mais en fait, il suffit d’ouvrir les yeux. La prochaine fois que vous préparerez une salade, prenez le temps de bien regarder votre laitue. Que voyezvous ? Si vous regardez attentivement, avec vénération et reconnaissance, vous y découvrirez des merveilles insoupçonnées.



Mort

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© Lacroix, 2007
Vitrine de tatoueur, rue Ontario (Quartier Centre-Sud)

La mort n’est pas la nuit,
C’est la lampe qui s’éteint
Quand vient l’aurore.
— Auteur inconnu



Féérie

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© Lacroix, 2007
Cheminée de La Chaufferie de Lezarts

«Le royaume de la féérie n’est pas très éloigné de nous; il est même
à portée de main. Il suffit, pour y pénétrer, de changer sa façon de
regarder.
[...]
Ce que nous appelons «réalité» n’est peut-être qu’apparence de
réel, une réalité cristalisée, une réalité enchantée.»
— Edouard Brasey



Réceptivité

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© Lacroix, 2007
Édifice de la STM, rue Frontenac (Quartier Centre-Sud)

Le zen nous permet de penser et de voir au-delà de nos façons ordinaires. Habituellement, notre capacité de concentration et notre pouvoir attention sont faibles parce que nous n’avons pas de continuité d’intention.

La majorité du temps, nous sommes distraits et nous percevons vaguement et d’une manière périphérique les choses constituant notre environnement quotidien. Nous n’avons pas le temps de nous arrêter pour regarder et voir. Combien de temps consacrons-nous, dans une journée, à uniquement regarder, voir et prendre conscience d’une chose ?

L’attention est à l’opposé : c’est un état de conscience à ce qui nous entoure, un état de réceptivité qui permet une perception accrue des choses telles qu’elles sont.

Ce qui est, est. Les choses ne sont ce qu’elles sont; rien de plus, rien de moins. La pluie tombe autant sur les roses que sur les pissenlits en toute objectivité. Nous avons a apprendre à voir les choses pour elles mêmes.

L’instant présent est une goutte d’éternité.
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Par une journée nuageuse. L’effet des ombres était intermittant. Il m’a suffit d’attendre que le soleil revienne un instant, entre deux nuages, pour que la magie se fasse. La patience est l’amie du photographe.

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© Lacroix, 2007



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