Refuge

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© Lacroix, 2007
Domaine paysagé, Lachute

«En créant un jardin, l’architecte doit travailler en étroite collaboration avec le royaume de la nature. Dans un beau jardin, la majesté de la nature est toujours présente, et cette nature réduite à des proportions humaines constitue le refuge le plus sûr contre les agressions de la vie contemporaine.»
— Luis Barragán
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Un séjour douillet sur les rives d’un lac paisible près de Lachute. Baignade, marche en forêt, repas en plein air, bref la farniente.

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© Lacroix, 2007
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© Lacroix, 2007
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© Lacroix, 2007
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© Lacroix, 2007



Halte contemplative

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© Lacroix, 2007
Grille de jardin dans la section des jardins de ville du Jardin botanique de Montréal

Nous vivons à une époque stressante où tout doit aller vite, tout doit être productif et rentable. La surstimulation est devenue la norme : tout est extrême.Très gros, très petit, très piquant, très fort, très coloré, très nouveau… Nulle part, on ne trouve le silence et le calme. Comment se soustraire à cette agitation constante ? Il faut savoir se créer de petits rituels ou des cérémonies simples et décontractées qui nous apportent calme et sérénité. Ces pratiques nous font goûter le moment présent et nous rendent pleinement conscients. Ça peut être une séance de méditation, une cérémonie de thé, une marche, une séance de natation, une détente dirigée, l’écoute d’une pièce musicale apaisante ou un bain chaud. Cette petite halte ne demande seulement d’une demie-heure à une heure. Il suffit de prendre rendez-vous avec soi, l’inscrire à son agenda et respecter ses engagements. Ces pratiques contemplatives ont aussi une dimension spirituelle. C’est un moment d’intériorité où la quotidienneté est mise provisoirement entre parenthèses ; nous lâchons prise pour parvenir à se libérer des contraintes du temps. Au-delà de la relaxation physique et mentale, ces cérémonies permettent un recentrage sur soi et un rééquilibrage des énergies.



Girasole

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© Lacroix, 2007
Tournesol, jardin de Lezarts (Quartier Centre-Sud)

Un jardin parfait — qu’il soit grand ou petit — devrait contenir: rien moins que l’univers.
— Luis Barragán
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Chaque année, Madame Sandra sème des tournesols dans le jardin. Les Italiens les nomment Girasole. Ces grands soleils suivent la lumière tout au long de la journée. C’est le phénomène du phototropisme: le matin, le jeune plant est tourné vers l’est et vers l’ouest en fin d’après-midi. De cette façon la plante bénéficie du meilleur ensoleillement pour assurer sa croissance rapide et son cycle de photosynthèse. Après la floraison, la fleur s’immobilise face à l’est. La nature est merveilleuse !
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Info sur la prise de vue : objectif Sima
J’ai ajouté du grain pour rendre l’image plus fragile et y ajouter de la tension. De cette façon elle se rapproche d’une d’un cliché instantané pris en faible lumière avec un film rapide.



Journée d’été

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© Lacroix, 2007
Belvédère sur la berge de la rivière des Outaouais, plage municipale de Chatham

S’il faut vraiment remonter à l’origine première, je vous dirais que mon premier souvenir précis date du berceau ! J’ai encore dans les yeux l’alternance très forte d’ombre et de lumière que j’ai ressentie un jour où le soleil était parfois entièrement caché par les nuages, parfois resplendissant. J’interprète aujourd’hui cette impression d’enfance, toujours gravée dans ma mémoire, comme une sorte de feu vert qui m’était donné, pour comprendre un jour que j’avais à marier en moi-même la Lumière et les Ténèbres.
— Annick de Souzenelle
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Souvenirs d’une baignade à la campagne, par un après-midi très chaud, et d’échanges sincères avec des personnes chères. Des confidences et de l’écoute respectueuse, pleines d’amitié et d’amour.

La photo originale était trop colorée. Ma «mémoire» la voulait un peu plus nostalgique ou même vieillotte. J’y retrouve une émotion plus intense et plus précieuse. Cette image est un petit trésor : même absents de l’image, mes yeux voient les visages, j’entends les belles paroles partagées, les feuilles frémir sous le vent et le clapotis de l’eau sur le rivage.

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© Lacroix, 2007

Une autre interprétation possible serait une proposition purement esthétique. Pour célébrer la lunmière, la couleur, la douceur, la beauté de l’instant. Elle est à la façon d’un photographie à l’infra-rouge coolrée à la main

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© Lacroix, 2007



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