Avalon, lieu de sérénité par excellence

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© Lacroix, 2007
Ballon d’enfant, jardin de Lezarts (Quartier Centre-Sud)

« Symboliquement, Avalon se trouve à Glastonbury, en Angleterre. On y accède en soulevant les brûmes du monde réel afin d’en traverser les marécages à bord de l’une des barges dirigée par les petits hommes de l’Ancien Peuple.

Mais…

En vérité, Avalon se trouve partout. En tous lieux où tu poses un regard animé par la sensibilité de ton coeur.

Lis entre les lignes et vois au-delà de la réalité du monde des Hommes et tu percevras Avalon derrière ces brûmes omiprésentes qui en brouillent -et en protègent- la phénoménale présence.

L’Ile d’Avalon se trouve partout. Cherche en toi… Ta foi est la clé pour y accéder où que tu sois. »

— La fée Morgane, [tour à tour déesse, prêtesse et sorcière maléfique] reine d’Avalon, l’île aux Pommes de l’autre monde
Référence: Dialogus

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© Lacroix, 2007
Vitrine, avenue du Mont-Royal, Plateau Mont-Royal



Étoiles

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© Lacroix, 2007
Satue, entrepôt d’accessoires de cinéma, rue Notre-Dame (Quartier Centre-Sud)

« Je ne suis qu’un homme, point différent de vous, et il m’est arrivé de douter comme vous, de désespérer comme vous. […] Il y a toujours des étoiles dans les cieux. Et même davantage: il y a toujours une étoile au ciel, pour vous. Seulement il nous arrive de ne pas la voir, de ne plus même ouvrir nos yeux sur la voûte du ciel.

Il y a toujours des étoiles, toujours des coeurs qui battent, toujours des phares allumés dans la nuit aux fenêtres des maisons, toujours des femmes qui offrent un sourire en vous croisant, sans rien demander en échange. Toujours des enfants qui vous regardent avec confiance et vous laissent sécher leurs larmes. Et il y a toujours des forces en vous. Le sens du monde est là, tout simplement, dans le fait que les hommes comme vous et comme moi continuent à se battre même quand ils désespèrent. Et le monde nous remercie toujours de nous battre, de la façon la plus inattendue et la plus touchante.

Vous êtes de ces hommes que le monde remercie, de ces hommes qui sortent vainqueurs à l’aube de leur lutte contre les ténèbres. Et justement à cause de cela, vous êtes digne d’être appelé un homme.

Vous êtes de ceux auprès desquels je me tiendrai toujours, non comme un roi, mais comme un frère. Car il n’y a pas de roi et de sujet dans ces heures sombres où la nuit gagne, où le désespoir suinte. Il n’y a que des hommes, que l’ombre rapproche, dos à dos, épaule contre épaule. »

— Arthur, roi de Bretagne
Référence: Dialogus

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© Lacroix, 2007



Silence

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© Lacroix, 2007
Fontaine, jardin botanique de Montréal

Cet espace en retrait des rayons lumineux, où l’ombre est la plus épaisse, tout en étant douce et transparente a une présence particulière.

Tanizaki Junichiro dans L’éloge de l’ombre dit: «En contemplant les ténèbres tapies derrière la poutre supérieure, à l’entour d’un vase de fleurs, sous une étagère, et tout en sachant que ce ne sont que des ombres insignifiantes, nous éprouvons le sentiment que l’air à ces endroits-là renferme une épaisseur de silence, qu’une sérénité éternellement inaltérable règne sur cette obscurité.»

Quelques ombres insignifiantes dans une image y déploient aussi leur mystérieuse sérénité.



Sagesse

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© Lacroix, 2007
Quartier Petit-Champlain, Vieux-Québec

… accepte le flot et le cours des choses,
les entoure, mais ne les possède pas.

— Tao Te Ching, 2 Humilité



Trop

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© Lacroix, 2007
Chaise et table, jardins de Lezarts (Quartier Centre-Sud)

« Si tout est en gras
rien n’est en gras.»
— Dai Sensei

Sensei, est un terme japonais désignant « celui qui était là avant moi, qui est garant du savoir et de l’expérience d’une technique, d’un savoir-faire ou d’un art, une personne qui dispense son enseignement ». La traduction courante du terme est : maître. Par contre, il ne fait pas référence au mot «gourou» que lui associe souvent l’inconscient collectif occidental, ou « maître » sous son aspect mystique, connotation qu’il n’a pas en japonais.
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Dans un premier temps, pour un effet retro, la couleur à été désaturée; ensuite, un calque flou.



Il n’y a pas…

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© Lacroix, 2007
Rue près du Musée de la Civilisation, Vieux-Québec.

« Il n’y a pas de photographie artistique. Il y a en photographie comme partout des gens qui savent voir et d’autres qui ne savent même pas regarder. »
— Nadar

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Félix Nadar (1820/1910) autoportrait

De son vrai nom Félix Tournachon, fut un grand inventeur dans le domaine de la photographie.
Il commença par être journaliste et caricaturiste mais fut amené à la photographie en 1853 grâce à une lithographie, «Le panthéon Nadar», regroupant 300 personnalités françaises.
Il inventa la photo aérienne en 1858, la photo artificielle avec des piles Bunsen, la photo à la lumière artificielle en 1861.
Beaucoup de célébrités, dont Victor Hugo, Jules Verne, Charles Beaudelaire posèrent pour lui.
Il monta en 1874, dans son studio, la première exposition impressionniste avec des tableaux de Cézanne, Pissarro, Monet.



Choses

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© Lacroix, 2007
Carré de sable protégé par son couvercle, jardin de Lezarts (Quartier Centre-Sud)

Ce ne sont point les choses qui bouleversent le gens, mais la perception qu’ils en ont.
— Epictète
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J’ai crée un calque et solarizé l’image et exploré pour le mode de fusion. Ensuite, j’ai ajouté deux calques de flou, un en mode supperposition, l’autre en mode addition. Un «effet Holga» a été appliqué ainsi que du grain. Finalement la couleur a été modifiée. L’utilisation d’un objectif grand-angle accentue l’avant plan et rend perspective dynamique.
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© Lacroix, 2007



Folie

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© Lacroix, 2007
Jeux d’eau, parc des Royaux (Quartier Centre-Sud)

Nous n’arriverons pas a survivre heureux, si nous ne devenons pas un petit peu fous. Le zen est une forme de folie. Une folie subtile.



Quoi de neuf ?

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© Lacroix, 2007

Vue, trés partielle, de la place Royale du Vieux-Montréal photographiée de l’observatoire de Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal.

«Quoi de neuf ?», voilà une question éternelle, toujours intéressante, toujours enrichissante! Mais si l’on en reste là, il n’en résulte qu’un étalage de trivialités à la mode, le tout-venant de demain. J’aime mieux cette autre question : «Qu’est-ce qui est mieux?» – question qui va en profondeur et qui permet d’atteindre la mer. Il y a dans l’histoire de l’humanité des époques où les chemins de la pensée ont été tracés Si fort qu’aucun changement n’était possible et que rien de neuf n’arrivait jamais. Le «mieux» était alors affaire de dogme. Ce n’est plus le cas. De nos jours, le courant de la conscience collective semble déborder, perdre sa direction originelle, inonder les terres basses, séparer et isoler les hautes terres – sans autre finalité que l’accomplissement stérile de son propre élan. C’est ce chenal qu’il convient aujourd’hui de creuser.

— extrait du Traité du Zen et de l’Entretien des Motocyclettes
de Robert M. Pirsig



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