Ombre

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© Lacroix, 2007
Buñuel, le chat de Madame Sandra. Jardin de Lezarts (Quartier Centre-Sud). Cette image est utilisée par Le chat des artistes, ateliers pour artistes, installé dans un édifice rénové en face de Lézarts.

«[…] le noir est une énergie.»
— Paul Klee
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« Qu’est-ce qu’un pessimiste ?
Un homme qui ne considère le soleil que comme une chose qui produit de l’ombre. »
— Marden
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Image originale sous la pluie. Plutôt monotone. La lumière est fade et le centre d’intérêt est confus. Un nettoyage des éléments inutiles et une augmentation du contraste rendent à l’image un impact plus graphique. Comparant la photographie à la musique, Ansel Adams disait que le négatif est comme une partition et que tirage était, tel une performance, une interprétation.

(suite…)



Passivité active

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© Lacroix, 2007
Quai de chargement, rue Larivière, édifice Grover (Quartier Centre-Sud)

Chacun crée sa propre réalité par sa façon de regarder et d’interpréter la nature, les autres êtres humains, les événements et les circonstances de sa vie.

L’acte de photographier est une forme de passivité active. Dans un premier temps passif : c’est un état de conscience accrue où les facultés de perception, d’observation et de réception sont en alerte permanente, pour accueillir tous les stimuli quels qu’ils soient. Deuxièmement, actif : parce que notre mémoire, nos connaissances, notre culture, notre intelligence réagissent en traitant toutes ces informations pour en décoder le sens et développer des solutions les plus adéquates pour les traduire en langage photographique.



La gourmandise du présent

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© Lacroix, 2006.
Vieux clous, braderie du printemps 2006, Lezarts (Quartier Centre-Sud)

Photographier, c’est être pleinement dans l’instant présent. C’est observer, se connaître et s’oublier. C’est regarder, s’émerveiller, communiquer. C’est la sérénité de passer du temps avec le temps

Le vide est au coeur de l’image. Le vide n’est pas quelque chose de vague ou inexistant, il est un élément dynamique et puissant. Le vide crée une unité avec le sujet, le vide produit l’énergie de l’image.



Le butô

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© Lacroix, 2006
Yolande Leduc, 72 ans, danseuse butô

Pour plusieurs, le butô est une chorégraphie théâtrale très étrange.
Le butô est qualifié provocateur, physique, spirituel, érotique, grotesque, violent, mystérieux… Le terme Ankoku butô (Ankoku : obscurité, ténèbres ; Bu : danse et : pas, marche) abrégé à butô, signifie la « Danse des Ténèbres »
Le butô comme un mélange d’éléments de théâtre japonais traditionnel, de danse expressive et de mime. C’est la rupture avec les règles établies pour laisser place à l’improvisation. Les principales caractéristiques sont les corps peints en blanc, les mouvements très lents, les têtes rasées et les positions tordues. Le butô évoque des images de décrépitude, de crainte et de désespoir, des images d’érotisme, d’extase et d’immobilité.
Le butô est la recherche d’une forme très ancienne d’art où les processus rituels et artistiques étaient indissociables. Le butô réunit le conscient avec l’inconscient parce que le mouvement n’est pas dirigé de l’extérieur, mais apparaît dans l’interaction entre le monde extérieur et le monde intérieur.
L’essence du butô se trouve la mutation par laquelle le danseur cesse d’être lui-même et devient autre, personne ou chose. Le danseur butô n’exprime pas une émotion ou une idée abstraite. Ce qui est important c’est justement cette transformation. Cette métamorphose prédomine la description ou le symbolisme.
Le butô s’éloigne de la définition traditionnelle de la danse pour l’étendre à la définition de la vie même. C’est le questionnement sur les origines et le pourquoi de la danse qui donne sa force au butô. Dans cette perspective, la danse devient une recherche de réconcilition avec nous-même et avec notre environnement.

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© Lacroix, 2007.



Le Zen

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© Lacroix, 2006
Tournesol, jardin de Lezarts (photographie infrarouge, filtre Hoya R72)

Le Zen ne peut être décrit avec des mots. Zen est la prononciation japonaise du mot chinois «chan» qui est la traduction du mot sanskrit indien signifiant méditation.
On peut en décrire certaine facettes. Le Zen est une attitude, il n’ya rien a croire. Le Zen est l’expérience du moment présent. C’est un état d’esprit, c’est goûter pleinement le miracle de la vie.
L’étude du zen est déroutante parce que son enseignement est paradoxal. Ce qui nous force a sortir des sentiers battus, de la pensée routinière pour quitter la logique et libérer l’intuition.
Le Zen, c’est l’acquisition de la connaissance par l’expérience. Le Zen est à la fois tout et rien. Il est le vide et le plein; le début et la fin. Le Zen est l’ombre et la lumière…



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