Le butô

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© Lacroix, 2006
Yolande Leduc, 72 ans, danseuse butô

Pour plusieurs, le butô est une chorégraphie théâtrale très étrange.
Le butô est qualifié provocateur, physique, spirituel, érotique, grotesque, violent, mystérieux… Le terme Ankoku butô (Ankoku : obscurité, ténèbres ; Bu : danse et : pas, marche) abrégé à butô, signifie la « Danse des Ténèbres »
Le butô comme un mélange d’éléments de théâtre japonais traditionnel, de danse expressive et de mime. C’est la rupture avec les règles établies pour laisser place à l’improvisation. Les principales caractéristiques sont les corps peints en blanc, les mouvements très lents, les têtes rasées et les positions tordues. Le butô évoque des images de décrépitude, de crainte et de désespoir, des images d’érotisme, d’extase et d’immobilité.
Le butô est la recherche d’une forme très ancienne d’art où les processus rituels et artistiques étaient indissociables. Le butô réunit le conscient avec l’inconscient parce que le mouvement n’est pas dirigé de l’extérieur, mais apparaît dans l’interaction entre le monde extérieur et le monde intérieur.
L’essence du butô se trouve la mutation par laquelle le danseur cesse d’être lui-même et devient autre, personne ou chose. Le danseur butô n’exprime pas une émotion ou une idée abstraite. Ce qui est important c’est justement cette transformation. Cette métamorphose prédomine la description ou le symbolisme.
Le butô s’éloigne de la définition traditionnelle de la danse pour l’étendre à la définition de la vie même. C’est le questionnement sur les origines et le pourquoi de la danse qui donne sa force au butô. Dans cette perspective, la danse devient une recherche de réconcilition avec nous-même et avec notre environnement.

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© Lacroix, 2007.



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